Faire évoluer les politiques publiques, c’est aussi prendre le temps d’écouter celles et ceux qui les vivent et les mettent en œuvre.
C’était tout l’enjeu de la journée organisée jeudi 15 octobre 2026 à Benet (85) autour de l’avenir des mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC) dans le Marais poitevin.
Cette démarche, portée par l’Établissement public du Marais poitevin, opérateur des MAEC sur le territoire, est conduite en lien étroit avec les structures qui en assurent l’animation : les chambres d’agriculture et le Parc naturel régional du Marais poitevin. Ce partenariat est au cœur du travail engagé depuis plusieurs mois autour de l’évaluation du dispositif.
Au départ, une question : au regard des contraintes techniques, économiques et environnementales rencontrées sur le territoire, les MAEC actuelles permettent-elles réellement de maintenir l’élevage et les prairies humides du Marais poitevin ? Et, demain, quels dispositifs permettraient de mieux répondre à ces enjeux ?
Pour préparer ce temps collectif, un travail de diagnostic a été conduit en amont afin de disposer d’une base commune et de consacrer cette journée au dialogue, à la confrontation des points de vue et à la recherche de pistes pour l’avenir.

Plus d’une trentaine de participants ont ainsi croisé leurs regards : éleveurs, associations de protection de l’environnement, administrations et autres acteurs concernés par ces enjeux. Six facilitateurs du NéoLab, laboratoire d’innovation publique de la préfecture de région Nouvelle-Aquitaine, nous ont accompagnés pour faciliter les échanges et permettre à chacun de contribuer.
Et les échanges ont été riches et constructifs.

Au-delà de l’évaluation d’un dispositif, cette journée nous a permis de nous projeter collectivement.
Comment mieux concilier demain maintien de l’élevage, préservation des prairies et ambition environnementale dans le Marais poitevin ?
C’est précisément cette dimension prospective que nous souhaitions donner à la démarche.

Un grand merci à toutes celles et ceux qui ont participé à cette journée pour leur implication, la qualité des échanges et le partage de leur expérience, ainsi qu’à l’équipe du NéoLab et aux facilitateurs volontaires mobilisés pour son accompagnement.
Les contributions recueillies vont maintenant venir enrichir la suite de notre réflexion et les propositions issues de cette démarche.
Une illustration de ce que l’intelligence collective peut apporter à la construction des politiques publiques lorsqu’elle part des réalités du terrain.

Pour l’EPMP, Gaëtane LE GOURRIEREC, chargée de mission biodiversité, en charge des dossiers Natura 2000 et MAEC
